Pépites trouvées sur Instagram

Annonce rapide :)
"Celui qui veut maîtriser son style doit d'abord maîtriser ses coupes." C'est dans la liste des Dix Commandements. Du style évidemment.
Et le vendredi 19 décembre, j'animerai une masterclass que j'ai appelée La Coupe Maîtresse™. Comme tu l'as compris, c'est sur la coupe et la promesse c'est : trouve enfin les coupes qui te vont et arrête de te tromper.

Ce sera une masterclass en live, à partir de 12h30 mais si tu n'es pas disponible, tu pourras la regarder en replay.
Les places sont limitées et j'aimerais t'y voir donc, ne tarde pas.
J'écris cette newsletter le dimanche, à la cool, je suis chez mes parents en Charente. Ma fille est avec ma mère, parties chez ma grand-mère. Quand elles vont revenir, ma fille aura un taux de sucre dans le sang bien plus élevé que quand elles sont parties. Et toute la fin de journée va être un petit calvaire à endurer. Je ne sais pas si j'y suis prêt. On verra bien.
Ce matin, je suis allé shooter dans la campagne, du contenu pour Noyoco. J'ai déjà fait une vidéo pour eux. Sur le style minimaliste. C'est une belle rencontre l'équipe de Noyoco. Et j'ai un profond respect pour leur manière de faire de la mode.
Dans la vidéo que je prépare, on ne me verra pas vraiment. Et je vais peut-être prendre une IA pour faire la voix off, je ne sais pas. Mais ce matin, il y avait de la brume et j'ai sauté sur l'occasion.
Tout ça pour un plan brume de 2 secondes dans la vidéo mais enfin bon… quand on est passionné.
Et justement, tout à l'heure en scrollant sur Instagram, j'ai enregistré un certains nombre de posts. Et tout de suite après, j'ai pensé à la newsletter. Je me suis dit que je n'allais pas garder ça secret, que j'allais vous montrer quelques-unes des pépites que j'enregistre. Sans rire, cette section enregistrement pour être un compte Instagram à part entière, où on viendrait pour de la curation de beaux objets, beaux vêtements, odes aux savoir-faire, scènes de cinéma, meubles de designers…
Quand je plonge dans cette section, je me dégoutte, je me trouve médiocre et ça me donne un peu le cafard mais je continue malgré tout. Je n'ai que mon esprit et mon corps pour continuer, alors je continue.
Wow c'était intense.
Voici sans plus attendre des découvertes que je veux vous faire découvrir. Et je commence par les montres.
Nouveau péril pécuniaire débloqué
J'aime la photographie. J'aime la vidéo. J'aime les chaussures et les vêtements. J'aime les bijoux. J'aime les montres.
Heureusement que les voitures ne sont pas (encore) dans mes passions parce que je vais devoir déclarer la failllite personnelle d'ici peu.
Je continue une Toyota Corolla break si tu veux savoir. C'est dire. Mais je la trouve belle. BREF !
Tout ça pour dire que JE N'AI PAS BESOIN D'UNE NOUVELLE PASSION COÛTEUSE DANS MA VIE.
Mais ça a (re)commencé avec le prêt de la Serica 8315-2 GMT marron et blanc.

Et du coup, je suis allé sur YouTube, en me disant "tiens si je diguais un peu le sujet." Comme ça, innocemment, sans me rendre compte vraiment dans quel rabbit hole j'allais me foutre !
2 heures plus tard, j'étais matrixé.
Et je ne vais pas ici déversé sur toi toutes les beautés qui ont croisé mon chemin pendant ces deux heures mais je vais t'en partager une. Ce doit être la plus simple d'entre elles.

Ce n'est pas spectaculaire. Elle est toute en retenue. À part peut-être cette trotteuse rouge. Et encore, c'est juste la trotteuse, la plus fine des 3 aiguilles.
Le nom de la marque est écrit en tout petit en haut. anOrdain. On laisse de la place pour que les chiffres et les aiguilles s'exprime. On ne pollue pas visuellement l'espace de cadrans dans tous les sens. On laisse parler la matière aussi.

Les aiguilles et les chiffres dorés sur le contour. Et le cadran noir en porcelaine. Vraie porcelaine. Il a été pressé, émaillé et cuit à haute température, fabriqué artisanalement en interne par une artiste céramiste à Stoke-on-Trent, une ville d'Angleterre. Et, même si là, on ne voit pas bien, je pense qu'il doit avoir une texture, une réflection particulière de la lumière qui doit encore plus sublimer l'objet.
J'aime que l'idée de fragilité de la porcelaine soit traitée pour une montre d'inspiration militaire et en rupture avec cette boîte en acier brossé de 36mm.
Oui 36mm. Et c'est pour moi la cerise sur le gâteau. C'est petit, ramassé, c'est juste encore une fois. Elle existe aussi en plus grand.




Dieu que c'est beau. Et je n'ai même pas parlé de la forme de la boîte. Mais elle est à la fois en angle et en rondeur, entre l'outil et le bijou. Raaaaah j'en frissonne !
Et puis j'ai regardé le prix.
Au passage, celle-ci aussi m'a cassé la rétine.

Ce rouge… Avec ce bracelet noir en contraste, c'est divin. Et je n'aime pas l'association du rouge et du noir en général mais comme à chaque fois, il y a des manières de faire.
Les bijoux de Hiromi Yamamoto

Bon là, je ne vous montre que les bagues mais il y a aussi des pendentifs.
Je vais le dire directement, je suis touché par l'imperfection. Et en même temps par la finesse du travail. C'est une imperfection maîtrisée. On sent que ce n'est pas fait n'importe comment.


Et ça me parle cette poésie. Voilà c'est ça. Ce sont des bijoux poétiques. Des bagues qu'on ne trouve pas sur toutes les mains, des colliers qu'on ne trouve pas autour de tous les cous.

L'artiste habite au Japon, à Yokohama. Il est écrit dans la page à propos du site qu'il "crée des bijoux inspirés par des moments marquants, des émotions et ses mots préférés." "Fuck off" en fait partie apparemment. Comme je le comprends !

En ce moment, les bijoux, comme les montres (c'est lié, tu vas me dire) occupent une place toujours plus grande dans mon esprit et dans mon feed Instagram d'ailleurs. La preuve :
Donc en bijoux, je me cherche un peu. Mais je crois que j'aime bien les pierres précieuses. Oui, en tant qu'homme. Mais je pense aussi que j'aurais du mal à en porter. Un jour, très probablement. Peut-être même plus tôt que je ne pense.
J'ai écouté l'excellent podcast de Marc Beaugé et Gauthier Borsarello sur les bijoux. L'invité était Laurent Kaus qui tient la boutique Symbolique. Et c'était passionnant, je t'invite vraiment à écouter ce podcast.
Pour en revenir à Hiromi Yamamoto, ça fera probablement parti de ces marques, de ces créations que je regarde de temps en temps et que je ne posséderai jamais. Car trop loin. Et pour faire venir un bijou de si loin, il faut être sûr quand même.
Mais je vais laisser mon appétit pour le bijou grandir en attendant et ça m'emmènera probablement ailleurs d'ici là.
Une paire de chaussures d'intérieur Hender Scheme

Récemment, je me faisais la réflexion que je n'aimais pas du tout marcher sur le sol en chaussettes. Je préfère de loin le faire pieds nus. On sent le sol, on a une meilleure prise (non pas que je fasse des parcours chez moi mais je sais pas, je suis plus en confiance).
En chaussettes, on a quelque chose de mou sous la plante des pieds. Et je sens qu'à chaque pas je les abîme. Et donc ça vient polluer parfois mes pensées alors que je ne devrais pas penser à ça alors que je marche chez moi.
Donc l'envie d'avoir des chaussures d'intérieur a fait son chemin.
Pourtant j'en avais. J'ai eu les Boston de Birkenstock pendant un moment. Mais je les portais dehors. Les condamnant à ne plus être trop portées à l'intérieur. Et puis elles se sont salies évidemment. Et donc plus trop reluisantes pour l'intérieur.
J'ai eu des slippers Angarde aussi. Elles faisaient le travail je dois dire. Mais je crois qu'il me manquait quelque chose. L'utilitaire ne fait pas tout. L'esprit a besoin d'un soupçon de sublime parfois. Je crois bien que c'est ce qu'il pourrait se passer avec ces slippers Hender Scheme.




Tellement simple et tellement beau.
Quand on se rapproche, on voit que le liseré n'est pas une simple couture blanche contrastée mais on y voit aussi une sorte de tissu brun tacheté. Bref, c'est magnifique. Et subtil.
Et la forme, la forme, parfaitement équilibrée avec ce léger talon qui apporte du soutien.
Allez, ça va hanter mes nuits ça encore.
Un foulard en soie Speciale324

Je vous le dis, un de ces quatre, je lancerai mes propres foulards. Ça me permettrait d'avoir un stock illimité de couleurs, à pouvoir mettre dans n'importe quelle tenue. Je ne sais pas si je serais plus heureux mais je serais plus équipé en tout cas.
Et puis surtout, je pourrai vous faire goûter au grand frisson des foulards en soie. Enfin, en soie, je ne sais pas. Car ça coûte bien cher (comme en atteste ce magnifique foulard Speciale324) et aussi, je ne sais pas si c'est tip top pour les vers à soie.
Mais je suis sûr qu'on peut avoir un rendu similaire et des propriétés proches avec des matières artificielles. J'ai pas de synthétiques attention. Artificielles. Celles qu'on produit à partir de résidus naturels. Comme le Tencel par exemple. Mais bon, pour ça, il me faudrait du temps, que je m'en fasse en tout cas et la vie ne me le permet pas en ce moment.
Si tu me lis, je te le demande solennellement, ça t'intéresserait un foulard en tencel Menswearplease un peu dans le goût de celui-ci ? Moins cher hein.
Avec une couleur unie et un liseré contrastant. Ça ce serait beau.




Et puis on sait jamais, si tu sais où je pourrais trouver du tissu comme ça, à imprimer et où je pourrais faire fabriquer, envoie-moi un mail. :)
IYSO, une marque coréenne mais surtout un lookbook

Cette marque vend des chaussures mais c'est ce qui m'intéresse le moins dans leurs photos. Je préfère les tenues qu'ils ont créées.
Ils mettent en scène ce couple (enfin c'est ce qu'on peut croire) avec un style incroyable. Du casual bien travaillé, texturé, qui fleure bon le vintage et un sens certain de l'association de couleurs.
Le problème de beaucoup de lookbooks, c'est qu'on sait d'emblée en posant les yeux sur les photos qu'un.e styliste a bossé sur les looks. Là, l'avantage de la marque c'est que, à ma connaissance, ils ne vendent que des chaussures. Ce qui leur laisse un sacré champ libre pour choisir les vêtements des mannequins.
Quand on est une marque de vêtements, on prend les vêtements de sa marque, et on les prend neufs et donc ça donne toujours des lookbooks très artificiels.
Pas de ça ici. Des vêtements portés, cassés, à l'image de ces personnes d'un certain âge, qui ont déjà vadrouillé.




À très vite,
Jordan
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