Collection capsule Césure x Menswearplease
La collection est disponible en avant-première en cliquant sur ce lien.






Tu sais, être créateur de contenu, c'est assez frustrant. Et sur la mode en général, je pense. Parce qu'on passe notre temps à parler, en l'occurrence, de mode, de vêtements. On regarde sur les e-shops des choses magnifiques. Et on fait du lèche-vitrine constamment.
Il y a une certaine frustration, en tout cas pour moi, à ne pas pouvoir créer de vêtements. Parce que quand on en voit autant, quand on développe certaines opinions esthétiques, certaines préférences, on aimerait les voir traduites dans la vie. Dans des vêtements. C'est mon cas, et c'est peut-être un peu prétentieux, entre guillemets. Non pas que j'aurais une vision artistique, esthétique, et qu'il faille absolument que je doive accoucher de cette vision et vous la proposer. Mais pour mon bonheur personnel et mon plaisir personnel, très égoïstement, j'avoue que c'est un bonheur immense de pouvoir traduire cette vision dans des vêtements.
Et Thomas Cousin, de chez Césure (anciennement Not Too Ballsy), avec lequel j'ai déjà collaboré une fois, me permet de faire ça. Je commence cette newsletter par le remercier, parce que les échanges sont très fluides. Il me fait aussi confiance sur cette vision, et il me permet de la traduire le mieux possible, bien sûr avec toute son expertise du vêtement, des patrons, des mesures.
Comment on travaille : moi, je suis là pour donner une impulsion. Il me demande un petit peu ce que j'aimerais comme pièce, et je lui livre comme ça, à la volée, tout ce à quoi je pense. Par exemple : j'aimerais un carpenter pants dans une couleur écrue, avec une coupe qui puisse être assez ample, une ouverture de jambe substantielle, et une taille haute. Ensuite, pourquoi pas certains détails comme une martingale à l'arrière (quoique pour celui-ci, c'est Thomas qui l'a suggéré). Pour la veste d'atelier, je suggère le placement des poches, comme ça, de manière un peu grossière, pour donner une première vision d'ensemble. Et après, Thomas, lui, va le traduire dans le détail, affiner les choses, les améliorer.
Avec Thomas, on a déjà travaillé sur deux ensembles l'an dernier, un vert et un bleu, qui étaient très workwear et assez amples tous les deux. Là, on a sept pièces. On a décidé de collaborer sur une collection capsule un peu plus grande et plus diversifiée, puisque cette fois on n'a pas des ensembles, mais des pièces qui vont bien les unes avec les autres. Une veste d'atelier, un pantalon de fatigue, un pantalon de charpentier, un jean ballon lavé, un sac à tout faire, un caleçon à rayures et une chemise d'ingénieur.
C'est vraiment des pièces qui constituent pour moi une garde-robe solide. La garde-robe que je porte au quotidien : un socle workwear, avec des matières workwear, des matières vraiment faites normalement pour le travail, mais qui se prêtent très bien au quotidien. Parce que dans le quotidien, bien sûr, on bouge, on agit, on fait des choses, et il faut des matières qui suivent. Ce socle est agrémenté d'une pointe de militaire, avec notamment le fatigue pants. Et puis on a aussi un petit peu d'Ivy, avec l'Oxford de la chemise notamment. Tout ça forme un tout cohérent, je trouve, avec les couleurs, les matières.
Avant d'entrer dans le détail de chaque pièce, deux choses importantes.
Toutes les matières qu'on choisit, on ne les développe pas, on ne les produit pas. Elles sont déjà produites. Nous, on ne va pas faire de gaspillage. On est même anti-gaspillage. On va récupérer des rouleaux qui n'ont pas été utilisés pour faire cette collection capsule. Il n'y a rien de produit pour nous. On est donc tributaires de cette démarche, dans le sens où on n'a pas un stock gigantesque : il dépend du nombre de mètres des rouleaux qu'on prend.
Toute cette collection capsule est en précommande. Il faut compter une dizaine de jours pour recevoir la pièce, le temps pour Thomas de recevoir la commande, de faire la pièce, de l'expédier. Ça nous permet de limiter certains risques et de ne produire que le nécessaire, ni plus ni moins. L'impact est moindre, car faire des vêtements, c'est toujours avoir un impact sur l'environnement. Ne pas produire serait la solution idéale pour éviter tout impact écologique. Mais là, on est vraiment au minimum.
J'insiste : c'est une petite collection capsule, en peu de pièces et en quantité très limitée. Très exclusive, finalement. C'est un plaisir de pouvoir travailler comme ça avec Thomas, directement, dans des échanges fluides, et pas avec une énorme équipe. De faire des petites quantités. En d'autres termes, c'est du travail minutieux, bien fait, pour peu de gens. Bien sûr, j'aimerais que tout le monde qui le veut puisse avoir une pièce chez lui. Mais ce ne sera pas forcément possible.
La veste d'atelier

C'est une toile denim émerisée, 100 % coton, fabriquée au Japon, 12 oz. Quand je dis fabriquée au Japon, je veux dire la matière, puisque bien sûr, toute la capsule a été fabriquée par Thomas directement dans son atelier à Paris.
C'est vraiment une veste pensée pour le quotidien. J'ai voulu qu'il y ait plein de poches, pour mettre toutes les choses qu'on trimballe dans la vie de tous les jours : le portable, le portefeuille, la paire de lunettes, les AirPods. Toutes sortes de choses, et plus encore. Je n'ai même pas compté le nombre de poches, mais il y en a beaucoup. Il n'y en a pas à l'intérieur, mais les poches extérieures sont largement suffisantes.

La coupe est en longueur moyenne. Pas longue, mais pas super courte non plus. On est un petit peu entre les deux, et je trouve que c'est le bon mix. Elle est plutôt du côté un peu court, donc elle ira très bien avec des pantalons de taille moyenne et taille haute.
Ce qui est superbe dans cette veste, c'est aussi et surtout la matière. Quand on l'a vue avec Thomas, quand il l'a dénichée chez son fournisseur, il est tombé tout de suite amoureux de ce bleu gris émerisé. Légèrement (j'insiste sur le légèrement) très légèrement soyeux. Ça m'ennuie d'écrire le mot brillant dans cette newsletter, parce que ce n'est pas du tout l'impression qu'on a quand on le voit. Mais quand on l'observe un petit peu, on voit ce côté légèrement soyeux. Je suis tombé directement amoureux. C'est une couleur que je n'ai jamais vue, et qui est pourtant super simple. Ce bleu assez lumineux et en même temps gris, donc assez terne : il prend le meilleur des deux mondes pour vraiment s'insérer dans la garde-robe de tous les jours. Il va très bien avec des bleus marine, avec des anthracites, avec de l'aubergine, du violet, des bleus plus clairs, du vert, du marron. Il est extrêmement polyvalent.
Proposée à 275 euros.
Le pantalon de fatigue

Le fatigue pants, pour moi, c'est un basique. Je mets plus de fatigue pants que de jeans. Je le trouve plus polyvalent : il a des grandes poches, les coupes me vont souvent mieux, parce qu'elles sont plus taille haute et un petit peu plus amples. Par sa couleur verte, il va avec tout, et en même temps il change du sempiternel jean brut bleu.

On a travaillé particulièrement la coupe pour avoir ce que je trouve être le meilleur des deux mondes. De l'ampleur, mais pas trop. Une taille moyenne haute, pas à taille haute gigantesque. Ensuite la jambe est droite, et se resserre très légèrement autour de la cheville. Une coupe avec un peu d'ampleur, mais l'ampleur nécessaire au quotidien pour être bien. Pas quelque chose qui colle à la peau, et en même temps pas un truc gigantesque qui peut être encombrant. Pour moi, ce fatigue pants, c'est vraiment le meilleur de tous ces mondes.
C'est une toile en denim souple, 100 % coton, fabriquée au Japon, 11 oz. Une densité de toile très polyvalente, portable à peu près toute l'année. La couleur est assez dingue : un vert tilleul. Et il viendrait d'une production faite pour Hermès, dont ils n'ont pas utilisé tous les rouleaux. Il en restait, ils l'ont vendu, on l'a récupéré.
Proposé à 195 euros.
Le pantalon de charpentier

J'avais déjà un pantalon de charpentier fait par Thomas. Il est vert, en denim. C'était une matière de chez Jil Sander, de la même manière qu'on l'avait récupérée. Je ne compte plus tous les commentaires que je recevais (et que je reçois encore) pour me demander où je l'avais acheté. C'était une commande un peu spéciale : Thomas était venu me voir et m'avait dit : « Tu voudrais pas que je te fasse une pièce ? » Et moi je lui avais dit que j'aimerais bien un carpenter pants vert, en denim un petit peu souple, pour qu'il se patine joliment avec le temps. C'est mon pantalon préféré, j'adore le porter, je le porte souvent.
Là, on a voulu faire pareil pour vous, mais en écru. Parce qu'il y a quelque chose de délicieux à avoir un pantalon workwear dans une couleur claire. C'est un peu antinomique, et c'est comme ça qu'on se réapproprie aussi les vêtements, je trouve : pour les porter dans la vie de tous les jours, en faisant un petit pas de côté. Cet écru-là n'est pas un blanc optique, il a ce côté naturel. C'est en fait une toile denim non teinte. 100 % coton, fabriquée en France, 15 oz, donc un petit peu plus épaisse.

On a un vrai pantalon de charpentier, qui va vraiment s'user, se patiner, et que vous allez pouvoir porter petit à petit. Il deviendra de plus en plus beau, comme tous les autres pantalons, mais celui-ci, comme il est un peu plus épais, a une vraie présence. Surtout avec les empiècements sur les cuisses, sur les jambes, et avec ces rivets. Mon pantalon de charpentier sur lequel on s'est basé n'a pas de rivets, mais il a des renforts de couture. Thomas s'est doté d'une nouvelle machine pour pouvoir faire les rivets : on l'a amélioré.

La coupe est pour les gens qui aiment l'ampleur. On a une ouverture de jambe aux alentours de 26 cm. C'est grand, c'est très grand. Et une taille haute. Donc c'est assez jordanesque, je dirais. Quand vous mettez ça, c'est très agréable à porter : vous avez votre ampleur, vous pouvez bouger tranquillement. Et puis ça donne une silhouette magnifique, je trouve. Avec ça, vous pouvez vous amuser à mettre un haut un peu plus ajusté, ou un haut ample, à rentrer un t-shirt dans le pantalon pour jouer sur le volume des chaussures. C'est une pièce que j'adore personnellement.
Proposé à 235 euros.
Le jean ballon lavé

C'est une toile denim brute qu'on a lavée. 100 % coton, toile italienne, 14 oz. Un poids moyen, qui va pouvoir être utilisé à peu près trois saisons dans l'année. Vous n'allez pas le mettre au plus chaud de l'été, mais il peut se mettre la plupart du temps.
Ce que je voulais surtout, c'est une coupe ballon, que j'affectionne, et qui a été pas mal à la mode. Une coupe qui fait une certaine courbe sur la jambe, mais je n'ai pas voulu que ce soit excessif. On a voulu quelque chose de raisonnable. On a aussi une couture qui tourne un petit peu, pour lui donner plus de personnalité encore. Et des coutures ton sur ton, parce que j'ai voulu qu'il soit un petit peu plus habillé qu'un pur jean. On a des poches cavalières, un peu comme un chino. C'est un peu un hybride, mais il reste quand même très jean dans la tradition, jusqu'à un certain point. Une petite interprétation particulière du jean qui me séduit particulièrement et me convainc bien.

Sa toile est très belle, comme les Italiens savent en faire aussi. Il n'y a pas que les Japonais. C'est une toile qui a moins d'aspérités qu'une toile japonaise, mais on en sent un petit peu tout le potentiel. J'adore ce jean.
Proposé à 220 euros.
Le sac à tout faire

Je voulais un sac, je me suis inspiré de vintages dans cette idée-là. J'ai simplement dit à Thomas : « J'aimerais bien un sac bicolore (comme ça, on réutilise potentiellement des chutes) avec plein de poches tout autour. » Il m'a dit « bouge pas », et il m'a fait ce design qui est très beau.
Là, au moment où j'écris cette newsletter, je suis à Barcelone, et pour voyager j'ai pris ce sac et une autre valise. Dans ce sac, j'ai pu mettre mon appareil photo en sécurité, puisqu'il y a des boutons en métal (des boutons comme pour les jeans) et toutes sortes de poches, certaines fermées, d'autres ouvertes. Je peux loger absolument tout ce dont j'ai besoin, accessible en un clin d'œil.
Il a des anses suffisantes pour à la fois être porté le long du corps à la main et pour être mis sur l'épaule quand c'est nécessaire. On a aussi une poche intérieure qui ferme, avec un motif rayé très intéressant. Bon, ça va devenir mon sac vraiment à tout faire. On ne l'a pas appelé comme ça pour rien, vous voyez.
Proposé à 135 euros.
Le caleçon à rayures

On a fait un petit caleçon à rayures parce qu'on avait du stock de tissu de popeline. C'est une pièce que Thomas aime bien faire. Moi aussi, j'aime bien. Je vous avoue que je suis plutôt team boxer en général, mais j'aime bien quand même porter des caleçons comme ça, surtout avec un peu d'ampleur, en popeline. C'est très, très agréable. Notamment si je veux traîner chez moi : généralement je suis habillé, mais ça peut m'arriver d'être en caleçon comme ça et t-shirt, et c'est un pur bonheur.
Proposé à 40 euros.
La chemise d'ingénieur

Je voulais une chemise bleue, et qu'on en fasse notre interprétation. Je voulais deux poches poitrine, plutôt sur-chemise, dont une asymétrique, inspirée de certaines poches vintage que j'ai trouvées, dans laquelle on puisse glisser par exemple un stylo. C'est pour ça qu'on l'a appelée chemise d'ingénieur.
Elle est en Oxford de coton, une toile italienne, produite à côté de Milan. C'est une pièce qui se veut là aussi polyvalente. Vous allez pouvoir la porter rentrée dans le pantalon ou sortie, selon vos préférences : la longueur a été étudiée pour pouvoir contenter les deux. La coupe est droite, et n'est pas excessive. Je trouve qu'elle est bien maîtrisée, c'est une coupe du quotidien, vraiment cohérente avec le tissu. C'est résolument une pièce décontractée.

On a ce col qu'on a voulu substantiel, qui ne s'excuse pas d'être là. Il est présent, il va gentiment vivre. Il ne sera pas plaqué contre la chemise. Et ça donne beaucoup d'allure, de charme et d'élégance à cette pièce, qu'on peut porter soit toute seule, soit sur un débardeur.
Proposée à 145 euros.
J'espère vraiment qu'au moins une de ces pièces aura réussi à faire vibrer votre petit cœur. C'est un pur plaisir pour moi que de vous proposer ça en co-création avec Thomas que je remercie une nouvelle fois pour son agilité créative.
Jordan
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