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Les hommes les plus stylés du monde vont juger mes tenues

Jan 12, 2026
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Demain je pars à Florence, en Italie, et je suis terrifié.

Je suis terrifié parce que ce n'est pas une simple visite de courtoisie. Je ne vais pas faire de tourisme.

Je n'y vais pas pour goûter les lampredotto, voir la cathédrale Santa Maria del Fiore ou me rassasier des pasta della mamma.

J'y vais pour me battre.

Il n'y aura pas de sang versé dans ce combat mais croyez-moi ça reste un vrai combat.

Mardi à 14h30 j'entre dans l'arène. Dans cette arène seront rassemblés tous les hommes les mieux habillés de la planète. Les Avengers de la sape. Ceux sur lesquels on scrolle sur Pinterest. Ceux qui ont comme toi deux bras deux jambes mais, on ne sait pas bien comment, ces deux bras, deux jambes ont l'air bien mieux sur eux.

Y'a des silhouettes d'un autre monde au Pitti Uomo. Je le sais, j'y étais en 2019.

Le Pitti Uomo, c'est un salon international de mode masculine. C'est un salon professionnel dans lequel des marques rencontrent des acheteurs. Les marques exposent leurs collections qui sortiront dans un an et les acheteurs font leur marché pour leur e-shop ou leur magasin.

Évidemment, on y croise aussi des créateurs de contenus comme ton dévoué serviteur. Je parle de moi là. Et aussi des médias, des photographes, des vidéastes. Parce que ce qui se passe dans le salon est important. Mais ce qui passe à l'extérieur est aussi fantastique, sinon plus.

Dehors les passions se déchaînent. Dehors, on joue des coudes pour dégager le passage et avoir une chance de se faire prendre en photo par les photographes professionnels postés en sentinelle, à l'affût de l'étoffe étonnante, de la couleur de l'année, du mélange improbable de motifs, à la recherche du meilleur du meilleur.

Chacun veut son quart d'heure de gloire. Voir, plus tard, sa photographie dans un magazine que seuls les plus fous de menswear lisent ou, au mieux, la voir sur Instagram et entrer dans la légende.

C'est Cannes pour les sapeurs du monde entier. C'est le JT de TF1 sur papier glacé.

À la Fortezza da Basso, là où tout se passe, les photographes sont en embuscade. Ils ne te laissent aucune chance. Tu dois passer par le tapis rouge imaginaire qu'ils ont créé pour toi. Y'a pas d'issue possible. Le guet-apens est tendu. Ils veulent shooter, le doigt fébrile sur le déclencheur.

Et le plus horrible dans tout ça c'est que, parfois, malgré tous les efforts que tu as mis dans ta tenue, le photographe jette un bref coup d'œil sur toi et tu vois l'appareil photo pourtant en joue retomber légèrement. Il ne te prendra pas en photo. Tu ne mérites pas les 17 mégaoctets que prend une photo sur sa carte SD.

Et maintenant tu dois rentrer dans le salon en faisant semblant que tu n'as pas remarqué. Tu n'étais pas là pour ça. Que les photographes et leurs photos exceptionnelles des êtres les mieux habillés du monde ne t'intéressent pas. Que ce sont des enfantillages. Que toi, t'es là pour la substance, la vraie passion et qu'elle se trouve à l'intérieur, que cette passion n'a rien à voir avec le cirque à l'extérieur.

Et le soir dans ta chambre d'hôtel, tu soupires.

Ça m'est arrivé en 2019.

Ce qui m'est arrivé en 2019, c'est aussi d'avoir vu un photographe me prendre en photo, mais mollement, presque sans y penser et après reprendre sa conversation avec son collègue. Derrière, il y a l'espoir de voir sa photo apparaître sur les bons réseaux mais rien. L'attente est terrible. Et d'autant plus terrible qu'on la sait dérisoire. On sait que c'est ridicule tout ça. Que ce n'est qu'un jeu. Que ce n'est pas sérieux. Et que ma valeur ne dépend pas de mon apparition ou non sur les bons réseaux mais n'empêche qu'on y pense. Et rien. On finit par oublier.

Mes tenues de cette année

Rassure-toi, malgré ce que j'ai écrit ci-dessus, je ne le prends pas trop à cœur. Même pas du tout. C'est un jeu. Et je le prends comme tel. Mais même dans un jeu, parfois on veut gagner.

Je sais où sont mes faiblesses et mes forces. Et je sais qu'il existe des hommes sur Terre qui, quoi qu'on fasse, nous battront toujours à certains jeux.

Au jeu de l'habillement, il y a des maîtres comme Kévis Manzi (pour moi le roi du Pitti) et d'autres comme Yasuto Kamoshita, Shuhei Nishiguchi, Ethan Newton, Anthony Madsen Sylvester, Alessandro Squarzi etc.

Je suis invité par Blandin & Delloye, je ne l'ai pas dit je crois. Ils m'ont payé le voyage, me paient l'hôtel et m'invitent à une soirée qu'ils organisent. Je leur en suis très reconnaissant de m'inclure dans ce jeu de sapes. Cela me sort de mon bureau.

J'ai réfléchi à quelques tenues bien sûr. Je ne sais pas encore lesquelles je conserve. Mais je ne peux pas en apporter trop. J'ai une contrainte de valise et dois aussi savoir rester raisonnable. Mais c'est aussi un réel plaisir que de trouver des associations inédites (pour soi) de vêtements sans tomber dans l'excès.

L'idée c'est d'être un brin original mais toujours naturel. Que les vêtements paraissent nous aller comme une seconde peau. C'est important. C'est crucial même. Dans la vie, comme au Pitti. Sinon on frise le déguisement.

Y'a un petit mois peut-être. Non moins, je mens. Disons 2 semaines. J'ai créé une petite note sur mon iPhone et j'ai composé des tenues à l'aveugle. Quand j'ai essayé les tenues hier soir, surprise, tout était nul.

Rien n'allait vraiment ensemble. Enfin… c'était pas mauvais mais ça n'atteignait pas le niveau de naturel que je voulais. On était toujours dans le "j'ai mis ça avec ça parce que ci parce que ça" si tu comprends ce que je veux dire.

Et moi, j'ai une ambition que mes habits tombent sur moi comme des évidences.

Et je ne réussis pas à tous les coups mais, pour sûr, j'essaie à tous les coups.

Maintenant, je te montre toutes les tenues que j'ai envisagées. Je ne peux pas toutes les prendre. Au maximum, il m'en faut 4 :

  • 1 tenue d'arrivée (mardi) à Florence et avec laquelle j'irai peut-être faire un tour au Pitti le premier jour + même tenue pour le dîner
  • 1 tenue pour me rendre au salon le lendemain matin (mercredi)
  • 1 tenue avec le costume Blandin & Delloye (mercredi) et avec laquelle ils vont me shooter (le même jour à partir de 16h + soirée Blandin & Delloye dans l'hôtel dans lequel je dors)
  • 1 pour le lendemain (jeudi) pour me rendre au salon le matin (optionnel) et repartir à Bordeaux

(Je ne sais pas encore quelle tenue ira pour quel contexte.)

Tenue 1 avec le costume Blandin & Delloye

Chapeau : Stetson (le modèle est ancien mais celui-ci est proche)

Costume : Blandin & Delloye

Pull : aucun souvenir et je n'ai plus d'étiquette

Pochette : idem

Chaussettes : Mes Chaussettes rouges

Mocassins : Septième Largeur

Je vais te faire un aveu : je n'ai pas vraiment de chemise habillée digne de ce nom. Tout ce que j'ai, ce sont des chemises achetées, comme ça, sans vraiment de vision sartoriale derrière.

Et puis, je te fais un autre aveu : quand je porte un costume, j'aime pas non plus vraiment mettre de chemise, ni de cravate pour le jouer le jeu du tailoring. J'aime bien en faire un peu à ma tête. Emprunter un autre chemin.

Là, tu as un exemple de cet autre chemin : une maille poilue (c'est du mohair) de couleur violette. Bon j'ai laissé le col roulé déroulé au max et comme la photo est prise un peu d'en dessous, on dirait que je peux atteindre les feuilles les plus hautes du séquoïa que je suis en train de bouffer mais j'aime bien l'idée quand même, d'encanailler encore plus le col roulé.

Ce chapeau, je l'ai depuis un moment. Et je ne le porte jamais. Bien que je l'adore. Je trouve qu'il me va bien. C'est pour moi la bonne largeur de bords. La bonne hauteur de coiffe (on dit couronne ?). Et puis les bords sont flottants comme j'aime. Un chapeau que je fourre dans une valise sans ménagement.

Mocassins aubergine aux pieds. Et chaussettes qui ajoutent du clair parce qu'il m'en fallait. Les teintes sont d'intensité moyenne plutôt et j'ai aussi du sombre avec les chaussures. Il faut qu'on respire un peu avec du clair. Les chaussettes m'apportent cela. Et une petite rayure espiègle alors que le costume est déjà rayé bien comme il faut.

Tenue 2 : je voulais mettre mes bottes La Botte Gardiane à tout prix

Béret : Laulhère

Lunettes : Oscar Magnuson

Col roulé : Uniqlo

Chemise : Pendleton chez Haku

Blouson pompier jaune : vintage trouvé sur Vinted

Pantalon : LE17SEPTEMBRE

Bottes : La Botte Gardiane

Ça m'a pris la tête. Je te raconte pas. Je voulais caser ces camarguaises. Mince. C'était le moment rêvé. Et j'ai essayé toutes sortes de combinaisons possibles.

Mais je ne voulais pas mettre de denim. Et elles vont sacrément bien avec un denim. Un denim écru et ces camarguaises, c'est du grand art. Et je ne voulais pas brader leur style juste pour les caser.

Alors j'ai abandonné. Car mon seul jean blanc que j'aime (un Borali) est au sale et je n'ai pas le temps de le laver.

Et puis, alors que j'essayais ce pantalon que j'adore LE17SEPTEMBRE, j'ai mis les camarguaises un peu par hasard, en tâtonnant. Et la magie a opéré.

Très vite, j'ai eu l'idée de la chemise avec un trait de beige similaire à la couleur du cuir. Puis le col roulé clair en dessous car il fallait éclairer ce gris et aussi pour avoir un peu plus chaud.

Arrivé là, je me suis dit qu'il fallait une couleur pour tout bouscouler. Donner à la tenue un nouveau souffle inédit. Car là on avait une base très solide. Une bonne tenue mais qu'il fallait aller plus loin. Mes yeux ont vu ce jaune flamboyant de mon armoire et sur les épaules, je n'avais plus de doute.

Sur la tête, il fallait aussi occuper l'espace. Et ce béret bleu m'est venu rapidement, agrémenté de mes lunettes bleues, elles aussi, pour appuyer le propos.

Peut-être ma tenue préférée du lot.

Tenue 3 : une tenue pour voyager mais qui ne doit pas être chiante

Béret : Laulhère

Lunettes : UPLF x MENSWEARPLEASE

Écharpe : Lucallaccio

Manteau : Bonnegueule

Pull : Mooncastle chez Flâneurs

Pantalon : LE17SEPTEMBRE

Derbys (forme Detroit) : Carmina

Là aussi, j'ai tourné autour de l'idée avant de la trouver complètement. J'allais aussi presque abandonner. Partir sur une bonne idée mais pas une idée à laquelle je souscrivais complètement.

Après tout, ça faisait trop longtemps que je cherchais. Il ne fallait pas non plus abuser. Minuit approchait et au bout d'un moment, quand on risque de se faire réveiller dans la nuit par son enfant et ne pas passer une nuit fantastique, repousser l'heure encore et encore, ça devient de la pure stupidité.

Donc j'ai éteint la lumière et je suis allé me coucher.

C'est le lendemain (aujourd'hui, au moment où j'écris ces lignes) que j'ai trouvé. Un peu par hasard. Et la tenue que tu as plus haut c'est ça le résultat. Je t'explique puis je te montre quelques itérations.

Ça part de ce manteau incroyable qui est le Kinvara de Bonnegueule et auquel je suis très clairement attaché. Il faut lire la newsletter précédente pour comprendre. Je voulais l'emmener avec moi au Pitti Uomo, lui faire goûter l'air italien.

Avec le pantalon LE17SEPTEMBRE (encore lui et tu vas le revoir encore - il est fou ce pantalon), ça fait un ensemble cohérent mais sombre. Alors je voulais dynamiter l'ensemble avec une belle maille bien lumineuse et inattendue.

Un bleu électrique, ça fait l'affaire non ? Et en même temps ça complexifie pas trop la gamme chromatique, puisque ça reste un bleu, laissant de la place ailleurs pour expérimenter d'autres couleurs.

Ces chaussures marron, ces Carmina, je les ai depuis 2019 environ. Et j'ai redécouvert cette forme que j'avais boudée un peu. Ici, je le trouve juste, habillée sans trop l'être et assez originale quand même car ronde mais carrée au bout. Et puis cette couleur. Le cuir est sensationnel, y'a pas à dire. Bien patiné comme il faut. Une belle couleur noisette. Avec ce gris, c'est exquis. Et ce bleu aussi, bien sûr.

C'est en haut que se trouve le clou du spectacle.

Jusque-là j'ai des teintes qui se répondent bien mais il me faut du blanc ou du clair disons. Car sinon ça manque de point de focale. Car le pull, si je ferme le manteau, il disparaît. C'est le rôle que joue l'écharpe de mon ami Luca et ce blanc écru qui éclaire. Pour ne rien gâcher, il y a un liseré beige qui rappelle le marron des derbys. Subtil mais bien présent.

Je trouvais que c'était bien. Mais pour le Pitti, il fallait pousser le curseur. J'ai essayé mon béret bordeaux (mais trop rose pour la tenue) et toutes sortes d'autres choses. Mais je me suis arrêté sur ce béret vert assorti aux lunettes à verres teintés vert. Je trouve que ça fonctionne au poil.

Maintenant, voici deux itérations que je n'ai pas retenues :

Les chaussures et chaussettes sont différentes. Et les lunettes aussi.

Très bien mais… je ne saurais pas l'expliquer. Ça fonctionne mais ça ne m'emballe pas. Pas pour le Pitti. Je peux en revanche sortir comme ça de chez moi et être totalement satisfait. C'est juste que le Pitti, c'est le Pitti.

J'ai tenté un chino. Mais, pareil, trop sage. Je ne sais pas.

Tenue 4 : inspirée

Lunettes : Lesca

Pull : Tricot (lien affilié)

Costume : Barena

Chaussures : Morjas

C'est vrai que je n'ai pas cherché d'inspiration sur Pinterest ou Insta. Et je n'ai aucun problème avec ça : je le fais volontiers, il n'y a pas de mal à le faire. Juste, cette fois, j'ai travaillé dans mon coin, avec mes seules intuitions.

Mais cette tenue a été inspirée par une photo que j'ai vue sur Pinterest avec que je faisais de la recherche pour une vidéo YouTube (qui sortira dimanche si tout va bien).

(Photographe : Lorenzo Sodi pour Robb Report)

Moi, c'est la version casual de ça.

En le voyant, j'ai eu instantanément envie de porter ma veste en velours côtelée Barena. Et ensuite, je me suis dit, c'est le Pitti, autant porter l'ensemble que tu as et faire comme cet homme de goût.

Et puis le col roulé rouge parce que ça semble une idée fixe chez moi.

Les bonnes grosses boots de montagne pour le petit pas de côté et nous y voilà.

Tenue 5 : encore une maille colorée

Lunettes : UPLF x MENSWEARPLEASE

Pull camionneur : Bonnegueule

Blouson : Barbour japan

Pantalon : LE17SEPTEMBRE

Derbys (forme Detroit) : Carmina

Foulard : vintage

Sacré futal : encore là !

Cet automne, je cherchais à combler ma lacune en pantalon gris et je suis tombé sur celui-ci chez Merci.

318€.

Vraiment cher.

Mais en épluchant le guide des tailles, j'ai compris que ça pouvait être une pépite. Un pantalon à garder longtemps et qui, longtemps, rendrait service à ma silhouette.

Depuis que je l'ai récupéré chez la retoucheuse, un seul week-end s'est passé et je l'ai porté déjà deux fois et je l'emmène au Pitti avec moi.

Il est fantastique, avec sa taille discrètement élastiquée, sa matière douce, sa coupe ample mais qui se resserre légèrement sur la cheville et sa couleur anthracite.

Comment ai-je pu vivre sans lui ?

Je me le demande.

Pour cette tenue, j'ai eu une vision. Du gris, du gris, du gris et une touche de couleur. Pas plus compliqué que ça. Au début, j'avais opté pour une veste en cachemire gris Bompard, celle-ci exactement (je précise que c'était un produit offert et je précise aussi que c'est une petite bombe de douceur et d'élégance). Mais mon Barbour japonais s'est rappelé à moi, il m'a appelé du placard de l'entrée et je l'ai entendu. Et j'en suis vraiment content.

Pour les chaussures, mon inclinaison naturelle, c'était d'aller vers le noir. Mais il manquait quelque chose. Il manquait cette richesse que je recherche. C'était trop froid, il fallait réchauffer. D'où ce marron des chaussures (une association que j'ai déjà faite plus haut) et je conclus avec les lunettes à verres jaunes que j'adore et que j'ai co-créé avec Pierre d'UPLF.

Le foulard dans la poche, c'est pour laisser dépasser négligemment. Ai-je besoin de ça ? Probablement pas.

Lequel je prends d'après toi ?

Allez, j'y vais et je te dis à très bientôt. Merci pour le soutien !

Jordan

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