Ce que je veux en 2026
Je suis de retour à la maison. À Cenon, pour tout te dire, près de Bordeaux. D'où je suis, Bordeaux, je la vois, je la devine plutôt. Un peu moins dans le brouillard actuel.

Ça, c'est mon installation minimaliste.
Qu'est-ce que j'aimerais avoir un grand bureau avec le micro, la caméra, la lumière déjà tout installés et n'avoir plus qu'à appuyer sur REC pour tourner des vidéos YouTube.

Peut-être dans une autre maison. Car là, je suis dans la chambre parentale. Enfin la suite parentale et j'en connais une qui va moyennement apprécier la nouvelle déco si je fais ça.
Sans compter que je n'ai pas vraiment la place.
Et ça me fait forcément penser à tout ce que j'aimerais accomplir en 2026. Parce que qui dit début d'année, dit bonnes résolutions.
Ce qui me permet au passage de te souhaiter une superbe année 2026 avec des tenues bien singulières comme tu les aimes, une année d'accomplissement personnel et de découvertes.
ATTENTION.
Le concept de "bonnes résolutions" est très naïf. Aussi naïf que ceux qui les font, les écrivent et oublient la semaine d'après quelles étaient leurs bonnes résolutions.
En d'autres termes, si on refait tous les ans les mêmes bonnes résolutions, c'est bien que ça ne fonctionne pas.
Là, plutôt que des bonnes résolutions, ce sera des souhaits pour 2026. Même pas des objectifs. Mais des souhaits, qui me viennent là ce matin. J'en ai sélectionné 5 à te partager.
1. Te/me faire découvrir plus de marques japonaises

Les Japonais sont forts et on les encense volontiers. C'est grâce à leur discipline, leur abnégation, leur culte du geste parfait. Pour eux, il y a tant d'honneur à ériger au rang d'art n'importe quel métier, n'importe quel artisanat.
Et ça inclut les marques vestimentaires évidemment.
Souvent, je me censure quand vient la possibilité d'évoquer des marques japonaises, pour deux raisons :
- Elles sont très chères.
- Elles sont peu distribuées en Europe.
J'ai quelques scrupules à faire venir un vêtement du bout du monde. Et j'ai quelques scrupules à parler de vêtements hors de prix.
Même si, c'est avec ces vêtements hors de prix que, souvent, la magie opère vraiment car on a alors accès à une qualité rare et qui m'émerveille.
C'est pour cette dernière raison que je formule tout de même le souhait de vous parler davantage de marques japonaises.
Et d'ailleurs, je me dois de pointer l'excellent travail de mon confrère Boras et de son acolyte Nicolas qui parlent depuis bien longtemps de ces pépites japonaises ici : https://borasification.com/
Dans mon viseur :
D'ailleurs, ça vaut aussi pour les marques coréennes dont j'aimerais plus parler en 2026.
2. Concocter des tenues de course extraordinaires

Paraît que quand on a passé les 30 ans, soit on lance son podcast, soit on se met à la course. Bon ben, je fais les deux.
Et, comme je l'ai déjà expliqué dans une newsletter, pour moi, le vêtement est moteur. Pas au sens littéral du terme sinon ma place serait dans un cartoon. Cependant parfois, souvent même, je n'ai pas envie d'aller courir, j'ai seulement envie de composer une tenue de course.
Bon et une fois que je suis en tenue, là je n'ai plus d'autre choix que de sortir courir. Je vais pas me remettre à travailler, à mon bureau, avec mon t-shirt fluo en Polartec Alpha, mon short en nylon avec cuissard intégré et mes lunettes District Vision.
Nan je ne les ai pas encore achetées, ces lunettes… Je me retiens. Mais un jour la digue va lâcher.
Je comprends que si la course n'est pas dans ta vie, tu peux trouver ça ridicule. C'est ton droit. Mais quand je te dis que le vêtement m'aide à me motiver à aller courir, faut bien que tu voies que ce n'est pas du tout des paroles en l'air, ce n'est pas une fausse excuse, c'est la vérité. Et mon but c'est de continuer à me tendre des pièges pour me forcer à aller courir, jusqu'à ce que ça devienne une véritable habitude et que le vêtement ne soit plus l'élément déclencheur mais un élément connexe à une activité que j'aime pratiquer.
Spoiler : après deux mois, je me surprends à avoir envie de sortir courir. Pas seulement pour les tenues. Et d'ailleurs, aujourd'hui, c'est apparemment la dernière journée ensoleillée avant un moment, donc je vais peut-être faire ça.
C'est Jenna Litner qui me motive à pousser mes tenues de course.




3. Mettre moins de valeur dans mon contenu
Attends attends attends attends. Peut-être que je l'exprime mal ce titre. Je veux dire "accorder moins d'importance à chaque contenu".
Parce que, dans ma tête, chaque contenu est une déclamation de qui je suis, comment je vois la vie et qu'est-ce que le monde devrait être. Je veux que ce soit intelligent, informatif, parfois drôle, bref j'ai BEAUCOUP TROP d'attentes vis-à-vis des contenus que je crée.
Et je sais que ça me sert.
Des créateurs de contenu, des influenceurs, il y en a plein. Cette exigence de qualité m'aide à me rendre singulier.
Mais ça me dessert aussi.
Parce que ça me bloque, ça m'entrave, ça me fait poser mille questions, réécrire 50 fois le script, attendre le bon moment pour filmer, avoir toujours quelque chose à dire sur la technique etc. si bien que je ne produis pas suffisamment de contenu.
Je veux atteindre cet équilibre entre contenu de qualité et contenus suffisamment nombreux.
Par exemple, j'aimerais faire plus de GRWM (Get Ready With Me, tu sais, les vidéos où quelqu'un s'habille pour t'inspirer). MAIS JE N'ARRIVE PAS À TROUVER MA SIGNATURE SUR CE FORMAT. Et ça me rend dingue.
Alors non, ça ne me rend pas dingue. Juste ça me titille.
Mais comme je veux mettre trop de choses dans ce format (et dans les autres), je ne passe pas à l'action car tout me paraît soit déjà vu, soit pas à la hauteur de mes exigences et donc, encore une fois, je ne fais rien.
C'est un problème. Car j'aimerais vous partager tellement de choses.
Je dois revoir à la baisse mon niveau d'exigence.
Et comprendre une bonne fois pour toutes que ma singularité, n'est pas dans mon script, dans la technique que dans… moi-même.
Mon ton, ma voix, ma diction, les mots que j'utilise, mon énergie.
C'est SUFFISANT Jordan, mets-le toi bien dans le crâne.
Je pense par exemple à Vic Montanari qui partage de manière ultra spontanée ses tenues. Avec un iPhone sur un trépied. Face à la fenêtre. En toute simplicité.
Le montage, c'est simplement des cuts agressifs. Elle coupe tous les blancs de sa vidéo, garde le tout super rythmé. Avec un mélange d'ASMR et de punchlines.
C'est facile à faire. Enfin, si on est spontané comme elle. C'est moins ma nature. Mais je suis persuadé que ça fonctionnerait quand même.
Un peu plus scénarisé mais ce reel de Jenna Litner est aussi quelque chose de super facile à faire. Il y a une accroche qui me convient mieux.
Mon problème, c'est aussi que j'essaie toujours de faire des choses nouvelles AU LIEU DE CAPITALISER SUR CE QUI FONCTIONNE DÉJÀ ET QUE LES GENS AIMENT.
Pourquoi ne pas refaire ce reel, ou celui-ci ou encore celui-là ?
C'est marrant parce que c'est que des reels que j'ai faits en collab avec Bonnegueule. Comme si, quand c'était pour les autres, je voyais exactement ce qu'il fallait faire.
Bref. Faut que je prenne ça en main.
4. Trouver des bijoux qui me font quelque chose

Les bijoux, c'est mon nouvel eldorado du style. J'en parlais il y a deux newsletters.
Parce que les bijoux sont inutiles.
On s'en sert pas pour avoir moins froid. On s'en sert pas pour avoir l'heure. Ils ne servent à rien qu'à ajouter de la beauté là où on veut l'ajouter.
Donc c'est éminemment personnel un bijou. Ou en tout cas, ça devrait l'être.
Je veux dire, c'est cool d'avoir le même bracelet menottes Dinh Van que tout le monde mais il faut se demander : c'est quoi le message derrière ? Est-ce que ce bracelet m'émoustille quand je le vois ? Est-ce que c'est plutôt parce que je suis content d'appartenir au groupe des porteurs de ce bracelet.
Rien de mal à ça mais je me dis qu'on peut aller plus loin. On peut porter des bijoux qui nous parlent à nous et qu'à nous-même.
Je suis à la recherche de ce genre de bijou pour moi-même.
Et même si mes yeux s'ouvrent bien grand bien rond quand je trouve des petites pépites en ligne, je dois dire que je n'ai encore jamais eu ce frisson de désir en voyant un bijou.
Mais je sais que j'en suis proche.
Ce que je veux, au fond, c'est avoir des bijoux signatures qui me caractérisent tellement qu'à la fin de ma vie, mes enfants les gardent précieusement auprès d'eux et qu'ils les portent pour avoir l'impression que je suis un peu là avec eux.
C'est égoïste ? Je sais pas. Je trouve plutôt que c'est une belle histoire.
Ma famille n'est pas attachée au symbole. Donc quand mes parents seront partis je n'aurai rien de tel à porter. Et en y pensant, ça me rend triste.
Je ne parle pas ici de bijou cher. Je parle de symbole. D'histoires. C'est ça qui enchante le monde, les histoires. La réalité n'est pas en 3 dimensions mais en 4 si on compte les histoires qui s'attachent à chaque chose.
Il y a un bijou dont j'ai parlé dans une newsletter, celui-ci et j'ai le sentiment que si je le voyais, il pourrait bien remplir ce rôle mais je n'en suis pas sûr. Et j'ai peur de le faire venir (payer cher) et qu'il ne me convienne pas.
Il faudrait que je passe à la boutique Symbolique, qui porte bien son nom, pour me lancer à corps perdu dans cette quête qui, je sens, a besoin d'avancer.
5. Faire plus de co-créations


Ma co-création précédente avec Not Too Ballsy
La tentation de lancer une marque est forte. Forcément. À force d'avoir le nez dans le sujet, de voir défiler des vêtements sur mon écran et dans ma vie, vient forcément l'idée de créer sa marque.
Mais ce n'est pas une bonne idée. À plus d'un titre.
En revanche quand, à l'occasion d'une précédente newsletter, j'ai demandé qui serait intéressé par des foulards en coton (bandanas) et/ou en soie signé Menswearplease, vous avez été nombreux à manifester un bel enthousiasme à ce sujet.
C'est pour moi une certitude qu'il faut que je lance une petite ligne d'accessoires comme ça et c'est un projet pour 2026-2027. Plus seulement un souhait.
Pas une marque mais des produits qui me représentent en petites quantités.
Et en parallèle de ça, il faut que je m'appuie sur les marques déjà existantes desquelles je me sens proche pour co-créer des vêtements.
C'est un de mes grands objectifs de 2026 que de co-créer davantage. Et comme la production de vêtements est un travail de longue haleine, ça se prépare longtemps en avance. Donc j'ai déjà commencé à bosser le sujet en 2025.
Et si ça se goupille bien, il y aura :
- Une petite collection capsule workwear avec Not Too Ballsy à la fin du printemps 2026
- Un costume pratique et stylé pour l'automne en 2-3 couleurs avec une marque qui commence par un A.
- Des pulls avec de la texture pour l'automne-hiver avec une marque qui commence par C.
- Des chaussures en cuir avec une marque qui commence par S.
- Et peut-être des bijoux avec une marque qui commence par C.
Voilà, je crois que je n'oublie rien.
J'ai déjà bien travaillé sur la plupart et j'ai tellement hâte de vous montrer tout ça.
2026 va être magique.
À très vite,
Jordan
Réponses