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5 marques à garder dans le radar en 2026

Feb 02, 2026
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Je vois tellement de marques par jour, qu'au bout d'un moment, la partie de mon cerveau qui stocke les noms ressemble à de la bouillie.

Pour 2026, j'ai fait un effort. Je me suis demandé quelles marques je voulais garder à l'œil. Alors, en plus des 5 que je vais vous citer là, il y en a d'autre comme Stoffa, Studio de Lostanges, Toast et autres. Mais celles-ci sont au sommet de la pile.

Prenez votre calepin !

LEJ

 

J’ai découvert LEJ il y a deux ans environ, et au départ, pour moi, c’était surtout une marque de chemises. Des chemises un peu étranges, pas démonstratives, mais qu’on reconnaissait sans vraiment savoir pourquoi. Ce genre de pièces qui s’impriment dans la rétine sans hausser la voix.

Avec le temps, j’ai compris. Il y a cette poche poitrine qui revient souvent, avec ce rabat en V très marqué, presque western, une pointe assez franche. C’est un détail minuscule, mais répété avec une vraie constance. Et surtout, ils osent ce détail sur des chemises qu’on qualifierait volontiers d’habillées, en popeline italienne légère ou en coton très fin. LEJ brouille volontairement les pistes. Ce n’est jamais totalement formel. Jamais totalement casual.

Il y a aussi les boutons, un détail que je regarde toujours. Presque jamais de nacre blanche bien lisse, bien sage. À la place, des boutons foncés, noirs, parfois en corne, qu’on associe davantage à des chemises vintage ou utilitaires. Encore une fois, ce jeu permanent entre deux registres, sans jamais choisir vraiment.

La fabrication est irréprochable, beaucoup de made in Italy, et surtout un vrai travail sur les matières et les motifs. Même quand ce sont des rayures, elles ne sont jamais attendues. Elles sont irrégulières, légèrement désaxées, parfois avec un vert d’eau placé là où on ne l’aurait pas mis instinctivement. Rien n’est décoratif. Tout est pensé.

 

Et puis il y a les vestes. Là, LEJ change clairement de dimension. Les Plage coats, notamment le winter plâche coat en tweed chevron japonais sable noir, sont des pièces qu’on comprend surtout au toucher. La matière est vivante, slubby, noire sans être vraiment noire, traversée de petites irrégularités blanches, écrues, brunes. Le tissu est tissé au Japon, avec un peu de nylon, et la doublure, en matières naturelles, est au même niveau d’exigence.

Les détails continuent partout, parfois presque de façon obsessionnelle. Des inspirations de fermetures de chemises chinoises, des poches western, et même cette Coeur jacket, avec sa poche poitrine en forme de cœur, placée exactement à l’endroit du cœur. C’est inattendu. Et ça fonctionne.

Pourquoi suivre LEJ en 2026 ?

Parce qu’ils ont compris qu’un vêtement n'avait pas besoin d'être fade pour être porté au quotidien. Et parce qu’ils ne font aucun compromis sur la qualité. On le voit dans des détails absurdes, comme ce shell blouson avec un double zip dont les curseurs sont volontairement différents. Personne ne leur aurait reproché de faire simple. Ils ont choisi de faire mieux.

En plus, il faut les suivre car j'ai l'impression qu'ils ne s'interdisent de faire aucune pièce. Puisque je vois sur leur eshop des pyjamas et caleçons.

Oui, c’est hors de prix.
Mais une pièce LEJ, c’est une pièce qu’on garde longtemps, qu’on patine, et qui continue de faire la différence au quotidien. Et ça, aujourd’hui, c’est loin d’être la norme.

L.E.J est une marque de menswear basée à Londres, fondée en 2020 par Luke Walker, un designer londonien qui cumule plus de quinze ans d’expérience dans la mode masculine, avec des passages chez Lanvin, Dunhill et Drake’s. Le nom de la marque ne cache rien de plus complexe que ça, il vient simplement des initiales de son fondateur, comme une manière assez directe de signer ce vestiaire.

Horatio

Horatio, c’est aussi une marque londonienne, et je la connais depuis un peu plus longtemps que LEJ. Pour moi, ça a commencé très clairement par les chaussures. Les mocassins, surtout. Ce sont des modèles qui attirent l’œil immédiatement, parce qu’ils rappellent un imaginaire très précis, celui des mocassins Gucci à mors, mais sans le mors, et surtout à un prix beaucoup plus accessible. La forme est particulière, un peu plus charnue, et la construction est en Blake, donc souple, confortable, facile à vivre, avec en plus un made in Italy qui, sur le papier en tout cas, inspire plutôt confiance. Je ne les ai jamais essayés, mais visuellement, ils ont l’air aboutis, cohérents, bien dessinés.

Avec le temps, Horatio a développé un vestiaire beaucoup plus large. Du knitwear, des pulls, des pièces plus complètes. Et il y a un détail qui m’a toujours plu chez eux, même s’il ne suffit pas à faire une marque à lui seul, c’est le travail sur l’étiquette. Elle est très belle. Et quand une marque soigne ce genre de détail, c’est rarement un hasard, ça raconte souvent une certaine exigence globale.

Ils font aussi des vestes, notamment des vestes en cuir, très clean, très lisibles, et assez étonnamment pas hors de prix pour du made in England. Là encore, on sent une volonté de proposer des pièces solides sans tomber dans la démonstration luxueuse. Horatio avance tranquillement, mais avec une vraie cohérence.

Ce que je trouve intéressant, c’est leur manière d’élargir le vestiaire sans se brider. Quand ils décident de faire une car coat, une veste imperméable plutôt courte, pensée pour conduire et sortir sous la pluie, ils ne se contentent pas d’un beige ou d’un marine rassurant. Ils osent aussi une version orange très forte, puis une marron-verte, puis une marine. Ils jouent avec la couleur sans s’excuser.

C’est la même chose sur les manteaux, où ils n’hésitent pas à intégrer des motifs, ou sur le knitwear, avec des polos rugby à rayures, des associations de couleurs qui ne cherchent pas à être consensuelles. Il y a une forme d’irrévérence tranquille qui traverse toute la marque. Moi, ça me parle.

Même dans des pièces plus sages, comme les cardigans, ils s’autorisent des boutons dorés qui rappellent les blazers, presque à contre-emploi. Horatio aime jouer avec les codes, les détourner légèrement, sans jamais tomber dans la caricature. Et c’est pour ça que je pense qu’il faut vraiment garder cette marque à l’œil, parce que leur vestiaire est encore en train de se construire, et que les prochaines années pourraient être particulièrement intéressantes à observer.

Niceness

NICENESS, pour moi, c’est une vraie claque. Une marque que je connais depuis peu de temps, mais qui m’a immédiatement marqué. J’ai eu l’occasion d’échanger avec le fondateur, qui m’avait invité à un événement dans son showroom pendant la Fashion Week à Paris. Très accessible. Très calme. Très gentil aussi, ce qui, finalement, correspond assez bien au nom de la marque.

Aujourd’hui, ils ont très peu de points de vente. Un ou deux à Londres, pas plus, et une ouverture prévue en Scandinavie. Paris fait clairement partie de leurs envies, mais rien de précipité. Et ça se sent dans leur manière de faire. NICENESS ne donne jamais l’impression d’être pressée.

Ce qui frappe en premier, c’est le flair. Il y a quelque chose dans les vêtements. Une justesse difficile à expliquer, mais évidente quand on regarde de près. Les volumes sont souvent amples, un peu loose, jamais rigides. Tout est légèrement déstructuré. On est très loin d’un tailoring sévère ou autoritaire. Ici, tout est en rondeur, en douceur, avec une manière très japonaise de penser le vêtement comme quelque chose qui accompagne le corps plutôt que de le contraindre.

Évidemment, il y a un travail énorme sur les matières, mais jamais spectaculaire de manière frontale. NICENESS va chercher des tissus qui, au premier regard, peuvent sembler presque discrets, mais qui ont un grain, un tombé, une texture très particulière. Je pense par exemple aux twisted chambray utility pants. De loin, on voit un chambray gris assez simple. De près, c’est granuleux, vivant, irrégulier. Et on comprend immédiatement que c’est un pantalon qui va se patiner magnifiquement avec le temps.

Il y a aussi un rapport très intéressant aux motifs. Parfois assez osés, surtout sur les chemises, mais toujours bien placés. Des motifs qu’on s’attendrait plutôt à voir sur des cravates anciennes, des cravates madder par exemple, et qu’ils transposent sur des chemises à col mou, sans structure. Ça pourrait être étrange. Ça fonctionne parfaitement.

 

Ce que j’aime beaucoup, c’est cette sensation permanente de déjà-vu sans être passéiste. On a parfois l’impression de pièces vintage, presque comme du deadstock retrouvé par hasard, mais en réalité tout est neuf. Rien ne crie son époque. Un vêtement NICENESS ne donne jamais l’impression d’avoir été dessiné l’an dernier.

La gestion des couleurs participe beaucoup à ça. Un bleu marine n’est jamais vraiment bleu marine. Il a des reflets. Des profondeurs. Des nuances qu’on ne perçoit pas tout de suite, mais qui apparaissent quand on s’approche. Et ça vient évidemment des matières utilisées, de la soie parfois, de cotons très spécifiques, de tissages complexes qui donnent une vraie âme aux vêtements.

NICENESS, c’est une marque qui ne cherche pas à séduire vite. Elle demande un peu d’attention. Mais quand on la regarde vraiment, elle reste en tête. Et à mon avis, en 2026, elle va compter.

 

NICENESS est une marque japonaise fondée par Yuichi Goh, pensée autour d’un vestiaire ample et sensoriel, où la matière, le tombé et la patine comptent plus que la structure ou la tendance. Une approche très japonaise du vêtement, presque intemporelle, construite sans précipitation.

Story Mfg.

Story Mfg., c’est typiquement le genre de marque devant laquelle je peux passer beaucoup trop de temps sur l’e-shop, la bouche ouverte. Vraiment. Je reste là à scroller, un peu bouche bée, parce que tout est beau. Pas beau au sens lisse ou immédiatement flatteur, mais beau au sens profond, presque émotionnel.

Le style est plus roots, plus bohème, avec parfois des volumes très amples, voire franchement extrêmes. Par moments, c’est trop pour moi. Et en même temps, c’est très bien comme ça. Story Mfg. a un langage très affirmé et ne cherche pas à le rendre consensuel.

Les matières sont absolument incroyables. Une partie de la production est réalisée en Inde, dans des ateliers artisanaux qui travaillent très lentement, avec des machines anciennes, loin de toute logique industrielle. Petites séries, quantités limitées, coûts élevés. Mais ici, on ne paie pas une posture. On paie de l’artisanat, avec une direction artistique extrêmement poussée et une vraie cohérence de collection.

Les pièces qui me touchent le plus sont souvent les chemises et les vestes, celles qui mettent en avant ces textures très particulières, ces cotons gaufrés, ces tissages complexes qu’on retrouve parfois chez Corridor New York ou dans certains ateliers japonais très pointus. Ce sont des matières qu’on ne comprend jamais totalement en photo, mais dont on sent déjà la main, le grain, la future patine.

Les vestes de travail sont superbes, retravaillées sans être déguisées. J’ai failli acheter une veste à empiècements il n’y a pas longtemps. Elle m’est passée sous le nez. Même soldée, on était autour de 400 euros, ce qui est objectivement très cher pour une veste de travail en coton. Mais ce genre de pièce, quand on l’a, on la porte longtemps. Très longtemps. Ce n’est qu’une question de temps avant que je m’en prenne une.

Je suis plus réservé sur le knitwear, même si le travail est irréprochable. C’est purement esthétique, ça me touche moins. En revanche, sur les chemises, les pantalons et les vestes, tout ce qui joue sur la texture et le vécu du vêtement, Story Mfg. est redoutable.

Et si jamais la marque t’intéresse au-delà des produits, Story Mfg. fait partie de ces rares labels qui montrent aussi leurs coulisses. On peut les retrouver sur YouTube, où Saeed Al-Rubeyi prend le temps d’expliquer la démarche, les choix de production, le rapport au temps, aux matières, au rythme. Ce n’est pas du marketing déguisé, plutôt une manière très calme et très honnête de raconter comment et pourquoi les vêtements sont faits. Et une fois qu’on a vu ça, on ne regarde plus les pièces tout à fait de la même manière.

Story Mfg. est une marque fondée par Saeed Al-Rubeyi et Katy Mason, pensée autour d’une mode artisanale, lente et consciente, où chaque pièce est le résultat d’un processus manuel, de matières naturelles et d’un rapport assumé au temps long.

Cawley Studio

Cawley, pour moi, c’est une autre marque qui chante un peu autrement, mais qui mérite clairement d’être dans le radar pour 2026 si on aime quand l’artisanat rencontre un vestiaire réfléchi et légèrement poétique. Tout est fait à la main. Chaque pièce est coupée et confectionnée à Londres, avec des tissus naturels choisis avec beaucoup de soin, coton, lin, laine, parfois du sheepskin, issus de filières artisanales et de traditions textiles bien ancrées.

La marque démarre en 2017, dans la chambre de Hannah Cawley, autour d’une idée assez simple mais exigeante, faire des vêtements pensés pour durer, pour être portés longtemps, et surtout pour devenir plus beaux avec le temps. On est très loin d’une logique industrielle. Ici, le vêtement est conçu comme un objet de vie, pas comme un produit à rotation rapide.

Le vestiaire navigue entre utilitaire et élégance sans jamais forcer le trait. Des manteaux solides, des chemises avec une vraie présence, des pantalons en laine ou en coton à la main très particulière, parfois des pièces en sheepskin qui évoquent à la fois l’héritage britannique et une certaine idée du confort. Les silhouettes peuvent être enveloppantes, douces, contemporaines, mais jamais démonstratives.

Ce que j’aime chez Cawley, c’est aussi ce dialogue constant entre passé et présent. Des formes classiques, presque familières, retravaillées avec des matières actuelles et une approche très sensible du volume. Ce n’est pas une marque qui cherche à attirer l’attention. C’est une marque qui s’installe doucement dans une garde-robe, et qui, une fois là, ne donne plus vraiment envie d’en sortir.

Gardez ces marques dans vos radars en 2026 et après. À bientôt les amis !

Jordan

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